Author: Brite Pauchet

Clémence Rampillon, chargée de mission scientifique au Consulat général de France à Québec

Bonjour à toutes et à tous !

Tout d’abord un grand merci à toute l’équipe de @ComSciComÇa de m’inviter à participer à cette aventure et bravo à vous pour cette belle initiative !

Je m’appelle Clémence Rampillon et c’est ensemble que nous passerons la semaine à la découverte de la coopération scientifique entre la France et le Québec. Basée à Montréal, je travaille actuellement au Consulat général de France à Québec où je suis chargée de mission scientifique. Cette semaine sera l’occasion de vous présenter mon métier et le secteur de la diplomatie. Un domaine où la science et la communication scientifique ont toute leur place.

Avant de traverser l’Atlantique en quête d’expérience internationale, j’ai étudié la biologie et obtenu un Master en communication et culture scientifique et technique à l’Université Grenoble Alpes. Mes premiers pas en culture scientifique ont été avec les petits débrouillards et c’est ainsi que j’ai découvert ma vocation et tout un champ de possibilité pour les années à venir.

Les enjeux actuels et futurs de notre société ne pourront, à mon sens, se faire sans culture scientifique, technique et industrielle. Aussi, la diversification des pratiques et la multiplicité des acteurs dont témoigne @ComSciComÇa nous montre qu’il existe encore de nombreux défis et plein de choses à inventer !

J’anime le compte du 5 au 11 juin et je suis impatiente d’échanger avec vous.

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Compte rendu de ma semaine :

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Julie Dirwimmer, Responsable – Projets spéciaux auprès du Scientifique en chef du Québec

Julie DirwimmerBonjour à toutes et à tous!

Je me présente, je m’appelle Julie Dirwimmer et je vais être aux commandes de @ComSciComCa pendant une semaine.

Je travaille actuellement comme Responsable – Projets spéciaux auprès du Scientifique en chef du Québec, Rémi Quirion. Auparavant, j’ai travaillé à l’Association francophone pour le savoir – Acfas, et je suis titulaire d’un Master en communication scientifique de l’Université de Strasbourg, en France.

Ma spécialité : les relations publiques, en particulier les relations entre la recherche et le monde politique. Comme tous les communicateurs scientifiques, je crois en l’importance que les chercheurs communiquent leurs recherches, et encore plus aux décideurs, qui ont plus que jamais besoin de disposer de données probantes pour bien faire leur travail. Un public TRÈS particulier! Discrétion oblige, je ne pourrai peut-être pas parler de mes dossiers actuels, ou alors à demi-mots… Mais j’ai de toute façon plein de choses à vous raconter. J’ai hâte de vous partager quelques-unes de nos pratiques canadiennes et québécoises, et surtout d’en entendre plus sur les pratiques de ceux qui suivent @ComSciComCa dans d’autres pays…

Ah oui! Et aussi, à mes heures perdues, je fais du slam scientifique sous le nom de Madame Cosinus! On gardera ça pour vendredi.

Marianne Desautels-Marissal, journaliste scientifique et auteure

Marianne Desautels-MarissalSi j’avais à adopter un personnage de communicatrice scientifique, comme Le Pharmachien ou le Nutritionniste urbain, je serais la Laborantine volante ! Il y a dix ans, mon diplôme de biochimie en poche, j’ai commencé à butiner de labo en labo, au gré des contrats. Puis, je me suis posée quatre ans à l’Université Concordia où j’ai pu observer attentivement les scientifiques dans leur milieu naturel. L’objectif principal du laboratoire était de caractériser des enzymes de champignons microscopiques, dans le but de les utiliser pour produire des biocarburants. En tant qu’assistante de recherche en biologie moléculaire, j’insérais des gènes de champignons dans de l’ADN bactérien, et j’ai développé un intérêt particulier pour les bactéries.

J’ai réalisé que ce que j’aimais par-dessus tout, c’était expliquer ce que je faisais à qui voulait bien l’entendre.

J’ai donc rédigé un texte à propos du microbiome, cet écosystème invisible avec lequel nous partageons notre existence, qui m’a valu la bourse Fernand-Seguin en 2014. Depuis près de deux ans, je suis toujours une Laborantine volante, à titre de journaliste scientifique. Pour le magazine Électrons Libres à Télé-Québec, je papillonne de labo en labo, à la rencontre des chercheuses et chercheurs québécois. Je livre des chroniques scientifiques aux Éclaireurs sur Ici Radio-Canada première. En 2016, j’ai publié un livre à propos du microbiome, Mille milliards d’amies, drôle d’hybride qui mêle vulgarisation et recettes de cuisine, dans le but avoué de rejoindre un large public.

Les enjeux de communication scientifique me passionnent. Je crois que l’état de la culture scientifique est un indice de civisme au sein d’une société. Et qu’en ces temps où l’obscurantisme jaillit de multiples terreaux stériles, œuvrer en communication scientifique est aussi un acte de résistance.

Perrine Poisson, coordonnatrice nationale du 24 heures de science

Perrine PoissonCurieuse de tout, Perrine adore construire et créer des choses par elle-même. Dans la vie de tous les jours, elle ne voit pas de problèmes, juste des défis.

Elle coordonne depuis 7 ans l’événement 24 heures de science, une fête des sciences à la grandeur du Québec chapeautée par Science pour tous. Elle connait très bien le réseau de la culture scientifique québécois, ayant également été coordonnatrice de l’Association des communicateurs scientifiques du Québec. Elle détient un Master en communication scientifique et technique de l’Université Grenoble 3.

Vincent Jase, Youtubeur scientifique

Vincent JaseVincent Jase est un Youtubeur québécois se dédiant à la communication et à la vulgarisation scientifique. Il se définit lui-même comme scientifique verbomoteur, curieux insatiable, sceptique joyeux et nerd. Dans ses vidéos, Vincent jase de sciences, de pseudo-sciences et de tout ce qu’il y a entre les deux!

Vincent Jase a eu un parcours qui se résume à un mot : multidisciplinaire. Après un baccalauréat en génie physique à l’Université Laval, il se tourne vers la chimie pour sa maîtrise et son doctorat. Boursier CRSNG, il part ensuite pour les États-Unis faire un stage postdoctoral en science des matériaux à Northwestern University. Aujourd’hui de retour au Québec, il travaille le jour comme ingénieur de recherche dans une compagnie spécialisée en instrumentation, mais le soir il devient Vincent Jase et combat la pseudoscience (un peu comme Batman).

En passant de la physique à la chimie verte puis aux énergies renouvelables, Vincent Jase a toujours été poussé par sa curiosité et sa passion des sciences. Aujourd’hui il tente de les partager par l’entremise de vidéos Youtube souvent éducatives et parfois rigolotes.

Gwénola Maguelonne, assistante évènements et communications à l’Acfas

GwenolaMaguelonneDiplômée d’une maitrise (master) en biologie marine, j’ai travaillé notamment comme assistante de recherche en Australie dans ce domaine. De retour en France, j’ai obtenu une maîtrise (master) en Histoire, Philosophie et Médiation des Sciences à Bordeaux.

J’ai travaillé durant deux ans en tant que chargée de projet et de programmation culturelle à Cap Sciences, Centre de Culture scientifique, technique et industrielle (CCSTI) d’Aquitaine. Par la suite, j’ai été chargée de développement de projet numérique de territoire durant un an et demi à Médias-Cité, le centre de ressources pour les usages du multimédia, puis responsable médiation et communication scientifique pour le SIRIC BRIO, un site de recherche intégré en cancérologie.

En 2016, j’immigre au Québec. Je travaille depuis presque 10 mois à l’Association francophone pour le savoir — Acfas. Mon rôle : mettre en place les Journées internationales de la culture scientifique (JICS) — Science and You.

Ces expériences m’ont donné l’occasion d’évoluer au contact de différents acteurs — scientifiques, artistes, entrepreneurs, associations, collectivités locales, médecins, étudiants — et sur différents formats d’évènements :

  • des projets existants : Nuit des Chercheurs, Théâtre de la science, Cafés Numériques, Jeudis multimédia, Journées professionnelles
  • et de nouveaux projets : Journée Eurêka, L’Atelier : les imaginaires du savoir, Projets numériques de Territoires, les pauses cafés scientifiques. Et des rencontres à destination des professionnels : le SIRIC BRIO Day, les ateliers du SIRIC BRIO, les Journées internationales de la culture scientifique (JICS) – Science and You…

Car la médiation des sciences, ce n’est pas que pour les enfants ou le grand public, il est important que les professionnels qui pratiquent les sciences soient aussi sensibles à leur diffusion et que les « diffuseurs » puissent se nourrir des autres initiatives.

Pascal Lapointe, rédacteur en chef à l’Agence Science-Presse

Pascal Lapointe (ordi-café)J’ai tellement pris l’habitude, il y a des années, de fréquenter les cafés avec wi-fi qu’il m’est aujourd’hui difficile d’imaginer une journée de travail sans eux. C’est que j’appartiens à cette catégorie de journalistes qui ne travaillent pas dans ces salles de rédaction comme on les voit traditionnellement au cinéma. En fait, contrairement à ce qu’imaginent les néophytes, la majorité des journalistes spécialisés en science, parce qu’ils travaillent pour des magazines ou sur des contrats à durée variable pour la télé, sont des travailleurs autonomes. Je suis du coup un privilégié, d’avoir pu faire ce métier au même endroit depuis 20 ans : l’Agence Science-Presse, « la seule agence de presse scientifique en français dans le monde » comme ma collègue Josée Nadia Drouin et moi nous plaisons à le dire.

Une partie du travail du rédacteur en chef dans un petit média comme celui-ci consiste à lire un maximum de choses sur l’actualité scientifique et à écrire sur une toute petite partie — dépendamment du temps disponible, des priorités et des intérêts du public. Ces 10 dernières années, une partie de mes lectures et de mes écrits ont également glissé vers les défis de la vulgarisation, la fragilité du journalisme scientifique, et les nouveaux outils que sont les blogues et les réseaux sociaux. J’ai commis un Guide de vulgarisation en 2008, et je suis chargé de cours à l’Université de Montréal en journalisme.

Johanne Lebel, directrice de projets et rédactrice en chef du magazine Découvrir, ACFAS

Johanne LebelJ’aime Twitter que je fréquente sporadiquement depuis 2009. À chaque intrusion, jamais d’ennui, plutôt une expérience de captation infinie, les contenus intéressants l’étant aussi, infinis. Quelle époque, tout ce savoir, toute cette fragilité.

Je pratique la communication scientifique depuis que j’ai fait de l’interprétation historique sur les remparts de Québec à raconter, entre autres, la Bataille des Plaines d’Abraham (quel bonheur de discourir quand on a les 2 pieds sur l’objet à vulgariser).

Sur mon blogue (très sporadique), je définis la culture scientifique comme « la culture du réel ». Un ensemble de connaissances, tiré de la méthode scientifique, qui répond à la question du comment (à partir duquel on peut alors philosopher sur le pourquoi). Les objets de cette culture embrassent tout le réel : particules, cellules, langues, histoire, etc. La culture, elle,  – au sens de littérature, arts visuels, théâtre, musique – fait de la « fiction » à partir de ce réel.

Depuis 2003, je suis à l’ACFAS, une association de chercheurs « toutes disciplines ». L’entièreté du réel. Joie. Mes tâches sont diverses : rédactrice en chef du magazine Découvrir, concours La preuve par l’image, jurys des prix Acfas, etc. Mon quotidien, dense et rapide comme peuvent l’être nos temps technos.

J’entrevois cette semaine à @ComSciComCa comme une occasion de réfléchir à ma pratique, à nos pratiques, en dialogue avec vous, les présents invisibles.

À suivre
Johanne

 

 

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