Author: Brite Pauchet (page 1 of 2)

Marie Duflot-Kremer, informagicienne et enseignante-chercheuse à l’Université de Lorraine

Je m’appelle Marie Duflot-Kremer et je suis tombée dans l’informatique en primaire dans les années 80 en programmant en Logo sur des ordinateurs assez primitifs (MO5 et TO7). Je n’ai jamais franchement arrêté puisque j’étais de la dernière promo à pouvoir passer une option informatique au bac en 1994. Après des études mêlant mathématiques et informatique, j’ai choisi entre les deux et fait une thèse en informatique. Après quelques années en région parisienne, je suis devenue enseignante chercheuse en informatique à l’Université de Lorraine. Je fais ma recherche au sein du LORIA et du centre Inria Nancy Grand Est dans la vérification formelle de logiciels, c’est à dire les méthodes pour s’assurer qu’un système informatique fait bien ce qu’on lui demande.

Je suis tombée dans la médiation scientifique en arrivant à Nancy en 2011 grâce au dynamisme de l’équipe médiation locale. Depuis je me suis autoproclamée informagicienne et je partage la science informatique avec tous les publics, depuis les élèves de maternelle jusqu’aux enseignants du secondaire, au travers de formations ou d’événements grand public.

Ma « spécialité »  est devenue de présenter des concepts informatiques aussi variés que les algorithmes, les réseaux, les bases de données ou la compression de texte  au travers de jeux/énigmes, et le tout sans ordinateur. Je me promène donc avec des draps, des jetons, des mousquetons, des aiguilles à tricoter et des crêpes en carton pour montrer que l’informatique c’est des concepts avant d’être des outils/objets, et que ces concepts peuvent être présentés de manière ludique et à des publics de 4 à 444 ans.

Pour vous faire une idée de ce à quoi cela ressemble, vous pouvez aller regarder une ou deux vidéos réalisées par Inria et présentant des activités informatiques par ici.

Viviane Lalande, doctorante et vidéaste (le retour)

Bonjour à tous,

Je me présente, moi c’est Viviane. Il y a de bonnes chances que vous ne l’entendiez pas en me lisant sur twitter mais mon accent trahit souvent mon parcours. On me fait souvent remarquer que je parle avec un accent du sud de la France, d’où je viens, avec un accent québécois, où je vis depuis 2009. J’étais déjà de passage sur le compte ComSciComCa l’année dernière et comme une semaine passe vite, on remet le couvert pour cette année !

Mon activité principale, le jour, consiste à réaliser ma thèse sur le développement d’un nouvel implant pour soigner certaines déformations de la colonne vertébrale (la scoliose). J’ai donc beaucoup d’occasions de communiquer auprès d’un public de pairs et parfois, du grand public.

Le soir et le week-end, c’est mon second “métier” qui prend le dessus. Je produis des vidéos qui parlent de sciences sur ma chaîne YouTube “Scilabus”. Je traite d’un peu tous les sujets, au gré de ma curiosité ou des questionnements que nous avons mes collègues doctorants et moi-même lors de nos -toujours intéressants- repas du midi.

Mon activité de vulgarisation principale est donc la production de vidéos mais je l’agrémente de plusieurs autres activités ponctuelles. Ainsi je travaille pour l’émission de TV québécoise “Génial!” qui est un jeu scientifique dont j’admire la longévité et la qualité des expériences réalisées sur le plateau. Je fais partie des petites mains qui font les expériences lors du tournage. J’ai aussi enseigné pendant trois ans à l’université un cours d’introduction à la mécanique.

Le Québec a été pour moi une révélation en terme de vulgarisation scientifique tant cette activité y est développée et le public est intéressé. J’ai ouvert un blog de science à peine arrivée sur le territoire et après avoir eu la chance de gagner le concours “Ma thèse en 180s” en 2012, j’ai eu envie de faire de la vulgarisation à l’oral. Scilabus était née.

On va profiter de cette semaine pour parler de vulgarisation à la TV puisque j’ai la chance de travailler pour un programme de vulgarisation scientifique (« Génial! » à TéléQuébec). On parlera aussi de la vulgarisation sur YouTube ainsi que de ma recherche (sans trop en dévoiler puisque mon projet est soumis à la confidentialité).

 

[La première semaine de Viviane sur ComSciComÇa est ici]

Pour revivre la semaine de Viviane, c’est par ici:

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Stéphane Debove, vulgarisateur scientifique et président du Café des sciences

Salut tout le monde,

je m’appelle Stéphane Debove, j’ai 29 ans, mon parcours universitaire est une prépa BCPST (biologie/géologie) à TOULOUSE (à lire avec l’accent), une licence de biologie à l’École normale supérieure de Paris, un master de sciences cognitives au même endroit, et puis une thèse au même endroit parce tant qu’à être casanier autant l’être jusqu’au bout. Bon la vraie raison de ma thèse à l’ENS c’est que je cherchais une thèse à la croisée de la biologie et de la psychologie, et qu’il y a très peu de labos en France où on peut faire ça ; en plus, une équipe de l’ENS bossait sur ce sujet hyper kiffant qu’est l’évolution de la morale. Donc je signe pour trois ans, et me voilà trois ans plus tard docteur en psychologie évolutionnaire, spécialité « origines évolutionnaires du sens de l’équité chez l’humain » (c’est à dire que j’ai étudié à quoi ça sert d’être équitable du point de vue de la théorie de l’évolution, à quoi ça sert d’être gentil si vous voulez).

Côté vulgarisation, en 2011 je démarre un blog pour faire découvrir les approches évolutionnaires du comportement humain : c’est Homo Fabulus, qui a fait des petits depuis puisque je viens de lancer en 2017 la chaîne Youtube associée : Homo Fabulus la chaîne. Je rejoins le Café des sciences dans la foulée, et observe avec curiosité le phénomène des vidéos de science qui fait ravage sur le web anglophone : je lance en 2012 avec d’autres étudiants la chaîne Draw Me Why, pour faire comme les américains, chaîne qui fera pschiiit, comme le coca américain, entre autres pour cause de thèse chronophage. La chaîne connaîtra quand même son heure de gloire grâce à la vidéo « Science, it’s your thing! » qui remporte un concours organisé par la European Science Foundation pour encourager plus de femmes à choisir des métiers scientifiques. Ce concours gagné sera aussi le point de départ de l’association Wax Science, qui promeut une science sans stéréotypes auprès des jeunes, allez donc voir leur site web qui est bien sympa.

Mon école doctorale pendant ma thèse est hébergée par le CRI, centre de recherche et d’enseignement à Paris, qui fait aussi pas mal de trucs cools, allez donc voir leur site web tant que vous êtes là. C’est déjà le CRI qui avait soutenu Draw me why et c’est au CRI que je trouve une mission de médiation scientifique qui me convienne (pour celles et ceux qui l’ignorent, en plus du travail de recherche pendant une thèse on peut faire de la médiation ou de l’enseignement). Je fais partie de la première fournée des Savanturiers, programme qui vise à faire faire de la recherche aux enfants dès le primaire. Expérience très enrichissante, je fais des expériences avec des CM1-CM2 sur des questions comme « les phasmes aiment-ils le gâteau au chocolat ? », et on aboutit ensemble à une vidéo comme celle-là (l’expérience a aussi fait l’objet d’un documentaire ici ).

À la fin de ma thèse, peu réjoui par les perspectives d’avenir dans la recherche académique, je décide de me mettre plus sérieusement à la vulgarisation, de continuer à faire de la recherche mais comme un hobby, sans être payé et sans être affilié à aucun labo, et de me mettre à mon compte en tant que programmeur/vidéaste/photographe pour gagner ma vie. Je ressuscite Draw Me Why sous la forme de La main baladeuse, chaîne de vulgarisation à base de dessins et de collaborations avec des artistes. Dans un souci de conquérir le monde, je deviens président du Café des sciences, en me donnant comme objectifs principaux d’ouvrir ce collectif aux non-blogueurs et de faire mieux connaître la richesse et la qualité des productions de ses membres. Je m’essaie aussi avec Big Bang Science à la vulgarisation courte et imagée (par opposition à la vulgarisation « de fond », trop souvent synonyme de longue et ennuyeuse) avec Shots of Science, des images et faits scientifiques comme vous en voyez tant passer sur vos réseaux sociaux, sauf que nous, on met les sources 😉 De plus, l’idée à terme est de traduire ces « shots » dans des langues où la vulgarisation scientifique est peu présente (on a commencé avec le breton par exemple).

Enfin, 99% de mon activité pro se faisant devant un ordinateur, j’ai choisi d’être un « néo-nomade », comme on les appelle au JT de TF1. C’est à dire que, au risque de détruire complètement ma réputation de chercheur/vulgarisateur sérieux, je vis dans un van une grande partie de l’année, je me déplace au gré de la météo, des festivals de vulgarisation et des invitations des connaissances, et je travaille le jour dans les cafés et les espaces de coworking dont le plus connu est bien sûr la plage. J’en profite pour remercier la science d’avoir produit la 4G et mes parents de m’avoir produit au moment où la science produisait la 4G.

C’est à peu près tout, vous pouvez me suivre sur twitter si ça vous chante, et hâte de pouvoir discuter de tout ça avec vous cette semaine !

 

Pour revivre la semaine de Stéphane, c’est par ici

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Béatrice Kammerer, Blogueuse et auteure sur la parentalité

Hello à tout-e-s!

Je suis Béatrice Kammerer alias Mme Déjantée et j’essaie de populariser les savoirs en éducation et parentalité.

Pourquoi? Ben d’abord parce que ça me passionne! Mais surtout parce que c’est indispensable, aux parents, aux éducateurs et à tous celleux qui fréquentent pour un temps court ou long les enfants!

Un master de sciences de l’éducation en poche, deux ans de thèse laissés au bord du chemin, et une expérience quotidienne de la parentalité m’en ont convaincue: l’essentiel de l’information donnée aux parents est trop normative, rarement justifiée scientifiquement, et quasiment totalement fondée sur les données de la psychologie et de la puériculture. Or, les savoirs académiques produits chaque jour dans ces domaines sont considérables, et dépassent de loin ces seules disciplines! Avoir accès à ces connaissances, être sensibilisés à leurs nuances, leur complexité, me semble essentiel pour permettre aux parents de faire des choix éclairés pour leur enfant, et pour lâcher un peu de lest face à la culpabilité et la pression galopante de la course au « parent parfait ».

Pour mener à bien cette mission, j’ai plusieurs casquettes: je préside depuis 2012 l’association des Vendredis Intellos dont je suis également la fondatrice. La principale mission de cette association est l’animation d’un blog participatif, auquel tout-e-s peuvent contribuer, de partage de lectures en éducation et parentalité.

Depuis 2015, je suis également journaliste indépendante: je travaille pour divers médias, en ligne ou papier (Slate, Grandir Autrement, L’enfant et la Vie, Planète F, Sciences Humaines…), avec toujours le même objectif de faire réfléchir et de faciliter l’appropriation des savoirs sur ces questions de société que sont les questions d’éducation et de parentalité. Depuis 2015 également, je participe au lancement d’une coopérative de formation, Scicabulle, dont les actions promeuvent l’éducation populaire et le renforcement du pouvoir d’agir de chacun-e : j’y anime la plupart des ateliers et formations liés à la petite enfance.

Depuis mars 2017, je suis également autrice, avec Amandine Johais, d’un ouvrage de vulgarisation des savoirs en éducation et parentalité intitulé « Comment éviter de se fâcher avec la Terre entière » publié aux éditions Belin. Mon blog personnel « La pensée buissonnière » est un peu en sommeil, mais je ne désespère pas de pouvoir le relancer un de ces jours!

Cette semaine du 23 au 29 octobre sera bien chargée pour moi: Je serai en pleine préparation des rencontres annuelles des Vendredis Intellos qui se tiendront le 28 et 29, deux jours de conférence et d’ateliers sur la conciliation des besoins des parents et des enfants ! Hâte de partager tout cela avec vous!

 

Pour revivre la semaine de Béatrice, c’est par ici:

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Nathalie Caplet, responsable communication et médiation scientifique au SIRIC BRIO

Bonjour,

Je suis Nathalie Caplet, responsable communication et médiation scientifique au SIRIC BRIO, le Site de recherche intégrée sur le cancer (une labellisation de l’Institut National du Cancer) de Bordeaux (= Bordeaux – Recherche Intégrée en Oncologie). Mon compte perso est @natnatnet. Je tiens aussi @SIRICBRIO.

Je suis tombée dans la communication / culture scientifique au cours de ma thèse de microbiologie moléculaire faite à Bristol. Divers projets/engagements dans ce secteur au Royaume-Uni ont boosté mon CV, mais ne m’ont pas permis de décrocher le job de mes rêves.

Finalement j’ai été journaliste dans une revue internationale B2B de l’industrie vétérinaire (pendant 18 mois). Peu de science et loin du grand public, mais une bonne formation interne aux techniques journalistiques. Ensuite, après 10 ans en Grande-Bretagne, j’avais besoin de rentrer en France (« Tu parles bien français », me disait-on… c’était un signe !), donc j’ai envoyé mon CV à TOUS les centres de culture scientifique de France. C’est assez drôle que j’ai atterri à Bordeaux… vu que c’est de là que j’étais partie 10 ans plus tôt en Erasmus…!

J’ai été embauchée à Cap Sciences fin 2002 pour rédiger des articles sur les recherches en Aquitaine, gérer le Journal de l’Expo et sortir le premier numéro de la revue annuelle H20 (pour Hangar 20 !) – tous deux ont maintenant disparus #jesuisundinosaure. À Cap Sciences, j’ai eu plein de casquettes et d’expériences: la communication, les relations internationales, les ressources scientifiques (conseils scientifiques, ressources pour nourrir les expos), la communauté des visiteurs, l’organisation et l’animation d’évènements…J’ai également depuis longtemps une activité en freelance en parallèle. J’ai entre autres pas mal rédigé pour le secteur de l’industrie vétérinaire, où j’avais gardé de bons liens.

Depuis mars 2016, je suis au SIRIC BRIO, qui accompagne la recherche sur le cancer à Bordeaux, c’est-à-dire aussi bien au CHU de Bordeaux, à l’Institut Bergonié (le Centre de lutte contre le cancer – qui héberge mon bureau) et à l’Université de Bordeaux. Mon travail consiste à communiquer en interne et en externe, vers les chercheurs, les médecins, les patients et le grand public, mais aussi à créer de la formation ou du lien entre tout le monde. J’ai développé et j’accompagne une communauté nommée ASPERON & CO (Associations et Patients Engagés pour la Recherche en Oncologie & Chercheurs, Oncologues…) pour rapprocher les patients de la recherche, avec divers projets et actions. Cette année est une année clé. Nous venons de déposer un dossier de 250 pages pour tenter d’être relabellisé pour 2018-2022. Une audition a lieu à Paris en novembre… réponse en décembre. L’aspect dissémination et implication des patients (dans la gouvernance, les projets de recherche et la dissémination) aura surement du poids pour les évaluateurs…

Tout plein de sujets donc à discuter pour cette semaine post-Fête de la science ! Rendez-vous sur Twitter !

 

Vous pouvez découvrir la semaine de Nathalie ici:

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Clémence Rampillon, chargée de mission scientifique au Consulat général de France à Québec

Bonjour à toutes et à tous !

Tout d’abord un grand merci à toute l’équipe de @ComSciComÇa de m’inviter à participer à cette aventure et bravo à vous pour cette belle initiative !

Je m’appelle Clémence Rampillon et c’est ensemble que nous passerons la semaine à la découverte de la coopération scientifique entre la France et le Québec. Basée à Montréal, je travaille actuellement au Consulat général de France à Québec où je suis chargée de mission scientifique. Cette semaine sera l’occasion de vous présenter mon métier et le secteur de la diplomatie. Un domaine où la science et la communication scientifique ont toute leur place.

Avant de traverser l’Atlantique en quête d’expérience internationale, j’ai étudié la biologie et obtenu un Master en communication et culture scientifique et technique à l’Université Grenoble Alpes. Mes premiers pas en culture scientifique ont été avec les petits débrouillards et c’est ainsi que j’ai découvert ma vocation et tout un champ de possibilité pour les années à venir.

Les enjeux actuels et futurs de notre société ne pourront, à mon sens, se faire sans culture scientifique, technique et industrielle. Aussi, la diversification des pratiques et la multiplicité des acteurs dont témoigne @ComSciComÇa nous montre qu’il existe encore de nombreux défis et plein de choses à inventer !

J’anime le compte du 5 au 11 juin et je suis impatiente d’échanger avec vous.

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Compte rendu de ma semaine :

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Julie Dirwimmer, Responsable – Projets spéciaux auprès du Scientifique en chef du Québec

Julie DirwimmerBonjour à toutes et à tous!

Je me présente, je m’appelle Julie Dirwimmer et je vais être aux commandes de @ComSciComCa pendant une semaine.

Je travaille actuellement comme Responsable – Projets spéciaux auprès du Scientifique en chef du Québec, Rémi Quirion. Auparavant, j’ai travaillé à l’Association francophone pour le savoir – Acfas, et je suis titulaire d’un Master en communication scientifique de l’Université de Strasbourg, en France.

Ma spécialité : les relations publiques, en particulier les relations entre la recherche et le monde politique. Comme tous les communicateurs scientifiques, je crois en l’importance que les chercheurs communiquent leurs recherches, et encore plus aux décideurs, qui ont plus que jamais besoin de disposer de données probantes pour bien faire leur travail. Un public TRÈS particulier! Discrétion oblige, je ne pourrai peut-être pas parler de mes dossiers actuels, ou alors à demi-mots… Mais j’ai de toute façon plein de choses à vous raconter. J’ai hâte de vous partager quelques-unes de nos pratiques canadiennes et québécoises, et surtout d’en entendre plus sur les pratiques de ceux qui suivent @ComSciComCa dans d’autres pays…

Ah oui! Et aussi, à mes heures perdues, je fais du slam scientifique sous le nom de Madame Cosinus! On gardera ça pour vendredi.

Marianne Desautels-Marissal, journaliste scientifique et auteure

Marianne Desautels-MarissalSi j’avais à adopter un personnage de communicatrice scientifique, comme Le Pharmachien ou le Nutritionniste urbain, je serais la Laborantine volante ! Il y a dix ans, mon diplôme de biochimie en poche, j’ai commencé à butiner de labo en labo, au gré des contrats. Puis, je me suis posée quatre ans à l’Université Concordia où j’ai pu observer attentivement les scientifiques dans leur milieu naturel. L’objectif principal du laboratoire était de caractériser des enzymes de champignons microscopiques, dans le but de les utiliser pour produire des biocarburants. En tant qu’assistante de recherche en biologie moléculaire, j’insérais des gènes de champignons dans de l’ADN bactérien, et j’ai développé un intérêt particulier pour les bactéries.

J’ai réalisé que ce que j’aimais par-dessus tout, c’était expliquer ce que je faisais à qui voulait bien l’entendre.

J’ai donc rédigé un texte à propos du microbiome, cet écosystème invisible avec lequel nous partageons notre existence, qui m’a valu la bourse Fernand-Seguin en 2014. Depuis près de deux ans, je suis toujours une Laborantine volante, à titre de journaliste scientifique. Pour le magazine Électrons Libres à Télé-Québec, je papillonne de labo en labo, à la rencontre des chercheuses et chercheurs québécois. Je livre des chroniques scientifiques aux Éclaireurs sur Ici Radio-Canada première. En 2016, j’ai publié un livre à propos du microbiome, Mille milliards d’amies, drôle d’hybride qui mêle vulgarisation et recettes de cuisine, dans le but avoué de rejoindre un large public.

Les enjeux de communication scientifique me passionnent. Je crois que l’état de la culture scientifique est un indice de civisme au sein d’une société. Et qu’en ces temps où l’obscurantisme jaillit de multiples terreaux stériles, œuvrer en communication scientifique est aussi un acte de résistance.

Perrine Poisson, coordonnatrice nationale du 24 heures de science

Perrine PoissonCurieuse de tout, Perrine adore construire et créer des choses par elle-même. Dans la vie de tous les jours, elle ne voit pas de problèmes, juste des défis.

Elle coordonne depuis 7 ans l’événement 24 heures de science, une fête des sciences à la grandeur du Québec chapeautée par Science pour tous. Elle connait très bien le réseau de la culture scientifique québécois, ayant également été coordonnatrice de l’Association des communicateurs scientifiques du Québec. Elle détient un Master en communication scientifique et technique de l’Université Grenoble 3.

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Vincent Jase, Youtubeur scientifique

Vincent JaseVincent Jase est un Youtubeur québécois se dédiant à la communication et à la vulgarisation scientifique. Il se définit lui-même comme scientifique verbomoteur, curieux insatiable, sceptique joyeux et nerd. Dans ses vidéos, Vincent jase de sciences, de pseudo-sciences et de tout ce qu’il y a entre les deux!

Vincent Jase a eu un parcours qui se résume à un mot : multidisciplinaire. Après un baccalauréat en génie physique à l’Université Laval, il se tourne vers la chimie pour sa maîtrise et son doctorat. Boursier CRSNG, il part ensuite pour les États-Unis faire un stage postdoctoral en science des matériaux à Northwestern University. Aujourd’hui de retour au Québec, il travaille le jour comme ingénieur de recherche dans une compagnie spécialisée en instrumentation, mais le soir il devient Vincent Jase et combat la pseudoscience (un peu comme Batman).

En passant de la physique à la chimie verte puis aux énergies renouvelables, Vincent Jase a toujours été poussé par sa curiosité et sa passion des sciences. Aujourd’hui il tente de les partager par l’entremise de vidéos Youtube souvent éducatives et parfois rigolotes.

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