Pourquoi ? Je me suis toujours plus ou moins posée cette question. Pourquoi ci ? Pourquoi ça ? Ce qui devait parfois être éprouvant pour mon entourage, m’a conduit tout droit sur les bancs de la fac. Bancs sur lesquels je me suis carrément éternisée.

Du DEUG au DEA (avant le LMD…), pas simple de faire des études de physiques dans un univers hyper masculin de l’amphi jusqu’à l’estrade. Mais au moins j’avais des débuts de réponses à mes « pourquoi », alors impossible de m’arrêter là. Ensuite, j’ai la chance d’avoir une bourse de thèse en astrophysique à Toulouse. La recherche scientifique s’ouvrait à moi !! Youpiii !!

Mais j’avoue que la deuxième année j’ai déchanté. Des milliers de galaxies à analyser représentées par des tableaux de chiffres interminables. Moi, mon ordinateur et mes lignes de codes boguées, n’y voyions plus trop de sens. L’univers allait-il me planter là ?

C’est en faisant des vacations comme guide à la Cité de l’Espace que j’ai une révélation. J’évoque superman pour expliquer la mise en orbite de satellites à des groupes. Ils étaient ravis et moi aussi. C’était décidé, la médiation scientifique serait mon métier.

Je retrouve donc de la motivation pour finir ma thèse puis je me forme à la médiation scientifique grâce au CNAM Paris, qui ouvre alors deux très belles formations à distance. A point nommé ! Après quelques stages et contrats courts en associations ou en institutions de recherche, me voilà partie pour un poste de chargée de médiation scientifique à l’université dans le Nord. Tout en haut à droite, juste avant Dunkerque. Je n’ai pas (trop) pleuré en arrivant mais je pleurerais surement en partant. #TheLegendIsTrue

J’arrive à l’université en 2010 dans un contexte en pleine réforme. Et depuis, cela n’a pas changé. Mais les projets et le lien très fort avec la recherche, que finalement je n’ai pas quittée, en valent largement la peine. A mon tour de vous raconter ce que je fais au quotidien, comment et surtout : pourquoi ! 😉